

| 5. CONSIDÉRATIONS SUR LA NUTRITION ET LE SYNDROME D'AMAIGRISSEMENT |
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La perte de poids est un problème fréquent dans les
infections à VIH, particulièrement aux stades avancés du sida. Une perte de poids de
40 % de la masse maigre de lorganisme constitue un signe prédictif indépendant de
mortalité. Une perte de poids supérieure à 10 % du poids corporel, sans infection
opportuniste ni néoplasie sous-jacentes évidentes, a reçu lappellation de
syndrome damaigrissement lié au VIH et constitue une atteinte révélatrice du
sida. La cause de lamaigrissement chez les patients infectés par le VIH est
multifactorielle et comprend une diminution de lingestion, une malabsorption et une
augmentation du taux métabolique. La cause principale de lamaigrissement chez la
plupart des patients est un apport calorique insuffisant. Lanorexie est une
conséquence courante dinfections générales et de la prise de médicaments. Les
patients souffrant daffections oro-pharyngées ou oesophagiennes ont de la
difficulté à manger et diminuent leur ingestion. La présence datteintes
gastro-intestinales est souvent associée avec des degrés variables de malabsorption, si
bien que le peu de calories ingérées ne sont pas assimilées efficacement. Dans quelques
cas, on a mis en évidence un taux accru du métabolisme basal et une utilisation
inefficace de lénergie. Tous ces facteurs contribuent à lamaigrissement.
Il ny a pas de traitement sûr et efficace du syndrome damaigrissement. Les
infections opportunistes sous-jacentes doivent être traitées, si possible. Lapport
calorique doit être maximisé; à cet égard, laide dun diététicien est
inestimable. En général, lintervention par alimentation entérale ou parentérale
ne sest pas révélée efficace, mais elle peut donner des résultats dans certains
cas particuliers. Des stimulants de lappétit, tels que lacétate de
mégestrol, se sont avérés utiles pour produire un accroissement pondéral chez des
patients anorexiques qui mangeaient peu. Laugmentation de poids semble être
surtout sous forme de graisses; il reste à déterminer si cela se traduit par un
accroissement du taux de survie ou de la qualité de vie. Des agents métaboliques tels
que les stéroïdes anabolisants et lhormone de croissance ont été utilisés sans
grand succès, mais ne sont pas couramment utilisés à lheure actuelle.
 
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