
 
| 24. TUMEURS DE
L'INTESTIN GRÊLE |
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24.1 Tumeurs bénignes de l’intestin grêle |
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Les adénomes, les léiomyomes et les
lipomes sont les trois tumeurs primitives les plus fréquentes de
l’intestin grêle. Les hamartomes, les fibromes, les tumeurs neurogènes
et les angiomes sont beaucoup moins fréquents. En règle générale, les
tumeurs bénignes sont plus rares dans le duodénum et augmentent en fréquence
vers l’iléon. Les tumeurs bénignes sont souvent asymptomatiques et
sont découvertes fortuitement.
Les tumeurs bénignes symptomatiques sont souvent décelées à la
suite d’une obstruction qui provoque des coliques intermittentes ou
d’une occlusion intestinale complète. Des hémorragies peuvent se
produire en particulier à par-tir de léiomyomes dont le centre a
tendance à se nécroser pour produire une ulcération.
L’intussusception se produit avec les lésions distales polypoïdes.
| 24.2 Néoplasies
malignes de l’intestin grêle |
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Les adénocarcinomes, les lymphomes, les léiomyosarcomes
et les tumeurs carcinoïdes sont les tumeurs primitives les plus fréquentes
de l’intestin grêle. Il est rare que les mélanomes, les cancers du
sein et les cancers du poumon produisent des métastases au niveau de
l’intestin grêle. Les adénocarcinomes primitifs touchent le duodénum
et le jéjunum proximal sous la forme de lésions annulaires qui rétrécissent
la lumière et s’accompagnent des symptômes et signes d’obstruction.
Les léiomyosarcomes se répartissent également tout le long de
l’intestin grêle. Les symptômes sont les mêmes que ceux de l’adénocarcinome,
c’est-à-dire des coliques et des hémorragies. Le lymphome de
l’intestin grêle doit être soigneusement évalué pour déterminer
s’il a pris naissance dans l’intestin grêle (lymphome primitif) ou
dans un autre organe pour atteindre par la suite l’intestin grêle. Le
lymphome primitif de l’intestin grêle est en général un lymphome
histiocytaire. Il siège le plus souvent dans le segment proximal de
l’intestin grêle et s’accompagne de douleurs abdominales, d’une
perte de poids, de malabsorption, d’une perforation et d’anémie. On a
constaté une augmentation de l’incidence des lymphomes primitifs chez
les patients qui présentaient une maladie coeliaque de longue date ou des
états d’immunodéficience, et chez ceux qui ont subi une
transplantation rénale et qui reçoivent un traitement immunosuppresseur
prolongé.
On rencontre chez les personnes d’ascendance méditerranéenne une
forme particulière de lymphome malin appelé maladie des chaînes lourdes
ou lymphome méditerranéen. Cette maladie se caractérise par la prolifération
de lymphocytes B dans la muqueuse et elle est associée avec une incidence
élevée de paraprotéinémie à chaînes lourdes. Elle atteint de façon
classique le duodénum et le jéjunum proximal, et s’accompagne de
diarrhée et de malabsorption.
  
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