
 
| 22. PSEUDO-OCCLUSION
INTESTINALE IDIOPATHIQUE |
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La pseudo-occlusion intestinale
idiopathique est une maladie du système nerveux entérique ou de la
couche musculaire de l’intestin. La forme myogène de la
pseudo-occlusion intestinale idiopathique est une maladie qui se transmet
par le mode autosomique dominant et qui se caractérise par un
amincissement de la musculature intestinale causé par une dégénérescence,
par la fibrose et par la présence de fibres lisses mal alignées et de
fibres contractiles anormales. Tous les segments du tube digestif peuvent
être touchés mais, en général, l’intestin grêle, l’oesophage et
le côlon sont les régions les plus gravement atteintes.
La forme neurogène de cette maladie se caractérise par une anomalie
des neurones et des cellules gliales. La lésion peut toucher la moelle épinière
ou les ganglions splanchniques. Dans ce dernier cas, des corps
d’inclusion intranucléaires peuvent être décelés. La maladie se
manifeste par une anomalie du système nerveux qui s’accompagne d’une
réponse inadéquate de la tension artérielle à la phényléphrine, à
la manoeuvre de Valsalva ou au passage à la position debout. On observe
une absence de transpiration à la chaleur, une hypersensibilité de dénervation
pupillaire et une absence d’activité de potentiels de pointe après une
distension de l’intestin grêle.
Le traitement des formes myogène et neurogène de la pseudo-occlusion
intestinale idiopathique est en général inefficace. Les tentatives de
traitement par différents agents qui stimulent la motilité n’ont donné
que des résultats passagers. L’octréotide, analogue de la
somatostatine, peut être utile chez certains patients. La maladie peut être
associée avec une prolifération bactérienne qui peut aggraver le
ballonnement et la diarrhée, et il faut alors recourir à l’antibiothérapie.
Une intervention chirurgicale ne fera qu’empirer l’état du patient
tout en favorisant des iléus graves de longue durée. La nutrition parentérale
à domicile est parfois la seule solution permettant de maintenir l’état
nutritionnel, de réduire la fréquence et la gravité des symptômes
intestinaux associés et d’améliorer la qualité de vie du patient.
  
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