
 
| 2. CLASSIFICATION
DES ISCHÉMIES INTESTINALES |
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De nombreux cliniciens classent les ischémies
intestinales en deux grandes catégories : les atteintes aiguës et les
atteintes chroniques. Toutefois, parce que certaines manifestations
peuvent évoluer vers une maladie chronique, une classification rigoureuse
des ischémies intestinales selon ces deux catégories n’est pas
toujours applicable. Étant donné que l’importance et les conséquences
pathologiques de l’ischémie intestinale dépendent des dimensions et de
la localisation des vaisseaux sanguins obstrués ou hypoperfusés, nous
trouvons utile de classer les ischémies intestinales suivant la taille et
le type des vaisseaux hypoperfusés ou obstrués (figure
1). Ainsi, l’ischémie intestinale peut résulter de
l’occlusion ou de l’hypoperfusion d’un gros vaisseau mésentérique
(l’artère ou la veine mésentérique), ou de l’occlusion ou de
l’hypoperfusion d’un petit vaisseau intramural de l’intestin. Dans
ces deux cas, l’ischémie intestinale résultante peut être aiguë ou
chronique. De plus, il est important de noter que l’occlusion ou
l’hypoperfusion vasculaire peut être causée par une obstruction mécanique
de la lumière (p. ex. embole ou thrombus) ou d’une diminution du débit
sanguin due à un vasospasme, à une augmentation de la viscosité
sanguine, à une hypotension ou à d’autres causes semblables. On parle
alors d’ischémie non occlusive. Par conséquent, l’étiologie
de l’occlusion ou l’hypoperfusion peut constituer la base d’une sous-classification
des atteintes ischémiques de l’intestin. Un critère additionnel de
classification, important sur le plan clinique, est l’étendue de la nécrose
provoquée par l’ischémie, qui fait la distinction entre la nécrose
transmurale (ischémie gangréneuse) menant à une péritonite, et
la nécrose qui demeure intramurale (ischémie non gangréneuse),
menant à une maladie bien localisée. Nous avons tenté, dans la figure
1, de rassembler ces différents aspects pour en arriver à une
classification complète.
  
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