
 
| 4. MÉTHOLOGIE DE LA
RECHERCHE CLINIQUE |
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L’étude contrôlée randomisée sert de
point de référence pour l’évaluation des nouvelles pharmacothérapies.
L’attribution aléatoire offre un moyen efficace de contrôler les
effets éventuels des facteurs confusionnels et sert à minimiser le biais
(déviation systématique de la vérité) de la part des médecins et des
patients. L’essai à double insu, qui consiste à ne pas laisser savoir
aux investigateurs ni aux sujets lequel des groupes reçoit le traitement
proprement dit, réduit les possibilités de biais et constitue l’un des
éléments essentiels de l’essai clinique rigoureusement conçu. Il y a
actuellement une controverse considérable entourant l’utilisation du
placebo dans l’évaluation des nouveaux médicaments. Certains détracteurs
affirment qu’en utilisant un placebo, on refuse à des patients un
traitement dont l’efficacité est prouvée, et que la participation à
une étude contrôlée par placebo est associée chez ces patients avec un
certain degré de morbidité. Cependant, le recours au placebo permet d’évaluer
l’efficacité d’un nouveau médicament en le comparant avec les effets
de la maladie en l’absence de traitement. L’utilisation du placebo est
donc valide sur les plans scientifique et éthique lorsque le traitement
classique est peu efficace ou lorsqu’il entraîne des effets indésirables
importants. Au cours des essais de la phase III, il est impératif que les
investigateurs choisissent comme principale mesure de réponse un résultat
qui soit significatif sur le plan clinique. Dans le passé, on s’est
trop fié à des marqueurs de substitution, tels que des analyses de
laboratoire plus sophistiquées, pour mesurer l’efficacité d’un
traitement. Dans certains cas, il a été démontré qu’il n’y avait
pas de corrélation entre ces marqueurs et des résultats cliniques
significatifs. Les investigateurs devraient considérer la qualité de la
vie comme un facteur important dans l’évaluation des résultats, en
plus des points d’aboutissement classiques tels que le décès, la
manifestation de complications liées à la maladie et les signes d’évolution
clinique. Lorsqu’un point d’aboutissement approprié a été déterminé,
il faut faire appel aux conseils d’un biostatisticien dans la
planification de l’essai clinique. Il faut aussi prêter une attention
particulière au nombre de sujets requis pour l’étude, lequel est
fonction des taux d’erreur alpha (faux positif) et bêta (faux négatif)
sélectionnés par l’investigateur, de l’effet du traitement considéré
comme significatif sur le plan clinique et des taux de fréquence du point
d’aboutissement analysé dans le groupe recevant un placebo (ou le
traitement classique). Si des analyses intermédiaires sont prévues,
elles doivent être définies avant que l’étude ne commence; en outre
des techniques statistiques appropriées doivent être appliquées pour
tenir compte du taux d’erreur alpha plus élevé résultant de
l’emploi de plusieurs méthodes d’analyse statistique.
  
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